Ce site internet requiert l'utilisation de cookies. Vous pouvez consulter notre politique concernant les cookies sur cette page.

Myciculture domestique de la pleurote pour l’autonomisation des femmes et la gestion durable des ressources naturelles à Beni, Lubero et Butembo

Objectif n°1 : Éradication de la pauvreté

Le projet en détail

Situés à l’est de la République Démocratique du Congo en  province du Nord Kivu, les territoires de Beni et de Lubero ont une grande couverture forestière et  un riche potentiel  en matière de production de ressources naturelles. À vocation essentiellemment agro-pastorale, la majorité de la population est rurale, vivant ainsi en dependance direct des complexes forestiers pour l’agriculture, la cueillette et le ramassage.

Cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo est voisine de l’Ouganda à l’Est et la population entretien des rélations commerciales avec les populations de l’est de l’Afrique via le post frontalier de Kasindi et de Kamango.

Renfermant une grande partie du parc National des virunga, certains villages desdits territoires touchent directement ses limites ou alors ils se trouvent carrément intégrés au plus vieux parc d’Afrique. Les relations entre les populations riveraines et l’autorité de régulation de la conservation de la nature, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ne sont pas toujours aisées parce que caracterisées par un climat de méfiance des populations riveraines vis-à-vis du parc et des autres reserves naturelles que renferment les deux territoires.

Dans cette zone d'intervention, la situation devient d’autant plus paradoxale qu’en dépit de la richesse des potentialités naturelles ci-haut énumérées, la population vit dans une précarité indescriptible suite à une longue histoire d’insécurité qui remonte à l'après génocide Rwandais lorsque cette partie s’est vu écumée par des réfugiés armés d’origine Rwandaise semant la mort et la désolation auprès des communautés rurales. Cette situation de sécurité précaire datant de 25 ans environ, s’est envénimée au fil du temps avec la guerre de libération de 1996-1997 qui opposa  la rebellion de l’AFDL conduite par Laurent Désiré Kabila au régime totalitaire de l’ancien dictateur zairois Mobutu, guerre qui s’est soldée par la chute du régime dictateur et le pillage de nombreux groupes armés locaux et étrangers dans la partie est de la RDC et dans le cas d’espèce, en territoires de Beni et de Lubero.

Au moment où nous rédigeons ce projet, voici six ans depuis 2014 que se poursuivent des massacres des populations civiles par des inconnus en territoire de Beni, essentiellement en milieu rural, créant ainsi un déplacement  massif des populations vers les parties du territoire ayant encore le minimum de sécurité et les deux villes voisines de Beni et de Butembo.

En août 2018, une épidemie causée par le virus Ebola s'est de plus declarée à Mangina, Zone de santé de Mabalako dans le territoire de Beni, se propageant ainsi dans les zones de santé des territoires voisins de Lubero, Walikale, Villes de Beni, Butembo, Goma, Nyiragongo et les provinces voisines du Sud Kivu et d’Ituri, causant 2264 décès dans l’Est de République démocratique du Congo. Elle sera officiellement declarée maitrisée le 12 avril 2020.  

Contexte

Les forêts des territoires de Beni et de Lubero constituent la plus grande partie de la superficie totale des deux territoires. Elles régorgent d’énormes potentialités forestières en matière de biodiversité, constituant ainsi une source importante de subsistance et de revenu pour la population essentiellement rurale.

Cependant, la longue histoire de guerre, les massacres du territoire de Beni et l’épidemie d'Ebola ont déjà créé un climat de vulnérabilité dans les communautés rurales et spécifiquement parmi les enfants et les femmes. Les déplacements massifs de populations vers les milieux les plus favorables qui en ont résulté ont de plus engendré une situation de forte concentration démographique dans les milieux d’asile, ce qui a pour conséquences d’importantes dégradations des complexes forestiers qui mettent à mal le développement socioéconomique et culturel des communautés rurales de cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo.

De même, la situation de pauvreté à laquelle sont soumises les communautés rurales touche au plus haut point les femmes et les enfants, les exposant ainsi aux abus sexuels et violences liées au genre suite en plus de leur faible autonomie.

Les facteurs institutionnels et de gestion à l’instar de la non application de l’arsenal juridique et réglementaire relative à la gestion durable des zones forestières, associés à la baisse de la pluvioimètrie consécutive à la déforestation, sont aussi réelles dans les territoires de Beni et de Lubero.

La situation ci-haut décrite est d’autant plus préoccupante que les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes des milieux ruraux du territoire de Lubero et de Beni ont une forte dépendance vis-à-vis des ressources forestières, en particulier des produits forestiers non ligneux (champignons, miel et fruits), pour leur subsistance et leur revenu.

Présentation du projet

Persuadés que les femmes des territoires de Lubero et de Beni vivent dans une pauvreté inacceptable, nous souhaitons, par ce projet de myciculture de la pleurote, soutenir les efforts des associations paysanes feminines dans la lutte contre la pauvreté et la dégradation des écosystème forestiers qui les entourent.

La population  cible est constituée des femmes, avec un accent particulier sur les filles mères, les veuves d’Ebola et des massacres de Beni, ainsi que les victimes des violences sexuelles.

Notre projet sera essentiellement mis en ouvre dans les territoires de Beni (cité de Kyondo et Zone de santé de Kyondo), Katwa (ville de Butembo) et de Lubero (village Komba).

Étant donné que l’insécurité dans ces deux territoires a causé le déplacement d'une frange de la population vers la ville de Butembo, les femmes deplacées de guerre seront aussi identifiées dans la ville de Butembo où elles se trouvent en réfuge pour y constituer un autre site.

Objectifs du projet

Globalement, il s’agit de mettre en place des mycicultures en écoles simples dans lesquelles les femmes rurales des villages selectionnés du territoire de Beni et de Lubero seront encadrées en culture et commercialisation des champignons pour les aider à relever leur niveau socioéconomique comme condition nécessaire pour un développement durable, endogène et inclusif en vue de l’autonomisation de la femme rurale et son association à la gestion durable des complexes forestiers.

De manière spécifique :

  • Former les veuves des massacres de Beni et de la maladie à virus Ebola ainsi que les filles mères sur la production du champignon pleurote en milieu domestique.
  • Rendre la femme rurale de Beni et de Lubero de moins à moins dépendante du champignon forestier en diminuant ainsi la pression de la cueillette sur les complexes forestiers et l’exposition aux violences sexuelles
  • Apprendre aux femmes sélectionnées à faire de la culture de la pleurote une source à la fois de nourriture pour la famille et de revenu par la vente des produits, devenant ainsi autonome
  • Favoriser le tranfert des connaissances en donnant aux femmes séléctionnées les capacités nécessaires pour former les autres dans leurs milieux respectifs
  • Promouvoir la gestion durable des ressources forestières non ligneuses en apprenant aux femmes l’utisation des feuilles mortes de forêts et feuilles caduques dans le compostage pour la myciculture domestique.

Actions à mettre en œuvre

1. Recrutement des  veuves et filles mères bénéficiaires et prise de contact

  • Rencontres avec les associations et organisations feminines pour identifier les femmes éligibles ;

  • Enregistrement des bénéficiaires ;
  • Prise de contact avec les bénéficiaires pour les mettre à la page de la nature et de la phylosophie du projet ;

2. Mise à place des infrastructures

  • Planification des terrains pouvant abriter les champignonières
  • Construction des champignonières
  • Equipement des champignonères

3. Formation théorique des femmes bénéficiaires

  • Formation sur la technique d’identification des semences de qualité et  recolte des substrats

  • Formation sur les techniques de compostage
  • Formation sur l’ensemencement
  • Formation sur le suivi journalier des champignons
  • Formation sur la technique de recolte et commercialisation

4. Formation pratique des bénéficiaires en pleine myciculture

  • Préparation de la champignonière
  • Recolte des substrats (feuilles mortes…)
  • Achat de la semence
  • Incubation
  • Desemballage
  • Suivi journalier (arrosage…)
  • Récolte
  • Commercialisation

5. Mise en pratique et évaluation des apprentisages

  • Condute d’un cycle de culture des champignons par les participantes elles-mêmes sans intervention de nos experts
  • Supervision par les experts de TOPSA

6. Remise des attestations de participation

7. Distribution du revenu de la commercialisation des champignons produits aux bénéficiares pour leur servir de capital de demarrage.

Budget prévisionnel

 

 

 

DESIGNATION

QTE

FRQC

PU

PT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1

 

 

Recrutement des bénéficiaires

100

1

3,44

344

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2

 

 

Formation théorique des bénéficiaires

100

2

6.95

1390

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3

 

 

Champignonières écoles

3

1

350

1050

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4

 

 

Intrats de myciculture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Semence de pleurotes

750Kg

1

4

3000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Demi-fûts

24

1

20

480

 

 

 

 

 

 

 

 

300

 

 

 

 

 

·

Bassins

15

1

20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Décalots

500

1

0.5

250

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Machine à coudre

1

1

80

80,7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Cartons Savons

3

1

15

45

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Rouleaux de ficelles

20

1

2.5

50

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Étagères

12

1

50

600

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Banches

15

1

10

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Couvre-fûts

15

1

10

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Arrosoirs

30

1

5

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·

Kg de Clous

30

1

2

60

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5

 

 

Transport des intrats

-

-

500

500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6

 

 

Suivi et arosage

-

-

-

600

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7

 

 

Récolte

-

30

5

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8

 

 

Commercialisation

-

30

5

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9

 

 

Récolte

-

30

5

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10

 

 

Commercialisation

-

30

5

150

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11

 

 

Certificats

100

1

2

200

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BUDGET TOTAL

 

 

9999,7€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB : Les associations feminines des trois sites d’implantation vont contribuer avec 24 demi-fûts équivalents à 480 soit 4.8 % du budget

Calendrier

ACTIVITES

AVRIL 2020

MAI

JUIN

JUILLET

AOUT

SEPTEMBRE

 

SEMAINES

S1

S2

S3

S4

S1

S2

S3

S4

S1

S2

S3

S4

S1

S2

S3

S4

S1

S2

S3

S4

S1

S2

S3

S4

1

Recrutement et  formation théorique des  bénéficiaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2

Suivi des activités

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3

Mise en place des infrastructures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4

Formation pratique des bénéficiaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Production et commercialisation des champignons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5

Evaluation de l’apprentisage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6

Remise des attestations et octroi du capital de demarrage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7

Rédaction du rapport final

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résultats attendus

Notre projet de myciculture va contribuer à rendre la veuve et fille mère rurale de Beni et de Lubero autonome, moins vulnérable aux abus sexuels et violations liées au genre. Par ailleurs, notre projet va contribuer à la gestion durable des ressources forestières non ligneuses en fournissant du champignon en milieu domestique par la valorisation des feuilles mortes.

En termes de chiffres :

  • En mai 2020, 3 champignonières écoles sont en place et fonctionnent ;
  • En octobre 2020, 100 femmes dont 30 veuves d’Ebola, 30 veuves des massacres de Beni et 40 filles mères qui seront sélectionnées dans les associations feminines du village Komba (territoire de Lubero), de la commune rurale de Kyondo (territoire de Beni) et des deplacées des massacres de Beni à Butembo sont formées et capables de produire chacune 100 kg de pleurote chaque mois ;
  • Fin septembre 2020, 5000 kg de pleurote sont produits, commercialisés et le revenu de 10000 USD après vente distribué aux femmes comme capital de demarrage;
  • Decembre 2021, 100 femmes sont autonomes pour assurer leur dévelopement durable, moins vulnérables face aux abus sexuels et violences liées au genre et capables d’impacter à leur tour 50 autres femmes chacune par an ;
  • D'ici à 2030, les forêts surexploitées des environs de Komba et de Kyondo sont restaurées en redevenant denses et verdoyantes avec de plus en plus de champignons sauvages.

Du point de vue dévélopement durable, les résultats présentés ci-dessus auront pour effets :

  • Sur le plan social : les femmes devenues autonomes par l'entrepreneuriat auront une nouvelle considération dans la societé en recouvrant leur dignité et elles seront moins vulnérables aux abus de diverses natures. Le projet aura un effet sur toute la communauté étant donné que les femmes formées dans le cadre du projet pourront à leur tour former d'autres membres de leurs communautés respectives (transfert des connaissances).
  • Sur le plan économique : par le revenu de la vente des champignons, les femmes, qui pour la plupart sont veuves, seront capables de subvenir aux besoins de leurs enfants. L'économie locale et nationale en sera aussi impactée parce que ces femmes sans occupation professionnelle pour la plupart deviendront contributrices par leurs taxes et impôts. De même, en  plus des bénéficiaires directes du projet, les autres femmes revendeuses de champignons des marchés de vivres pourront acheter aux champignonières pour les revendre aux consommateurs des centres urbains de Butembo et Beni et réaliser un profit.
  • Sur le plan environnemental : la production domestique de la pleurote va diminuer la dépendance vis à vis des champignons sauvages et diminuer la pression sur les écosystèmes forestiers ; elle favorisera également leur restauration sur 10 ans. Par ailleurs, la myciculture, en utilisant les déchets de récolte comme substrats (pailles), en favorisera la revalorisation.

 

À l'origine du projet

TOP.SA promeut les activités liées à l’amélioration de la santé, à la sécurité alimentaire, au développement économique des communautés, en particulier les femmes, et la protection de l'environement.

Créée le 02/01/2014, TOP SANTE, TOP.SA/ASBL en sigle, est, de part sa nature et son objet une Organisation Non-Gouvernementale, ONG. Dans ses statuts et le Règlement d’Ordre Intérieur, les expressions «Association» et «Organisation» se réfèrent expressément à  « TOP SANTE »TOP.SA/ASBL.

Le siège social du TOP.SA est situé à  Butembo, Commune Mususa, Quartier Bwinongo, Cellule kyatsinge 17, Ville de Butembo, Province du Nord Kivu en République Démocratique du Congo.

TOP.SA est une association apolitique, créée pour une durée indéterminée. Elle exerce ses activités en République Démocratique du Congo. Toutefois, il est prévu une possibilité qu’elle étende ses activités à travers le monde.

Contacts

Email: topsadrc2015@gmail.com

Adresse physique :

République Démocratique du Congo

Ville de Butembo

Commune MUSUSA

Quartier Bwinongo Cellule Byatsinge N°17

Représentants : KAMBALE MUSUBAO Jacques (Président du CA)

                          jamesmusubao@gmail.com                   

                        +243997719374

                         Dr KAMBERE KAVULIKIRWA Olivier (Chargé de programme)

                         olivierkavos@gmail.com

                        +243970273603

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


(facultatif)

(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Vos contributions

Dr Toussaint Mumbere Murusi (Champignonnière CASA DE GIRGOLA), le April 28, 2020, 2:45 p.m.

Je peux aider à vous fournir la semence de bonne qualité à un bon prix

Informations

Pays : République Démocratique du Congo
0€ engagés sur 9999€
Commencé le 01/04/2020
100 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°1 : Éradication de la pauvreté

Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde. Si le taux d’extrême pauvreté a diminué de plus de 50% depuis 1990, trop de personnes luttent encore contre ce fléau, privées de leur dignité. Plus de 800 millions de personnes vivent ainsi avec moins de 1,25 dollar par jour.

Plus d'informations