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Amélioration de la situation socio-économique des agricultrices de Kinkirsgogo par la récupération et la restauration des terres dégradées associées au système de warrantage

Objectif n°13 : Lutte contre les changements climatiques

Le projet en détail

Au niveau mondial les changements climatiques ont un impact considérable sur les ressources en terres. Environ 12 millions d’hectares sont perdus chaque année, soit 23 hectares par minute. Par an, 20 millions de tonnes de céréales auraient pu être cultivées sur ces sols arides. 74 % des pauvres dans le monde sont touchés directement par le phénomène. 

Sous l’effet du changement climatique et de l’action humaine, la dégradation des terres et la déforestation atteignent des niveaux inquiétants. Au Burkina Faso, de 2002 à 2013, 5,16 millions d’hectares de terres, soit 19% du territoire national, ont été dégradés. 105 000 ha de superficie de forêts sont perdus par an. Ces chiffres appellent à des actions fortes et structurelles afin de réduire sensiblement l’impact négatif du phénomène sur la productivité agricole, la sécurité alimentaire, la pauvreté, la biodiversité, la sécurité, les migrations, la paix et la cohésion sociales. 

Face à cela il y a urgence de s’investir dans la récupération des terres dégradées, dans un contexte de changement climatique et de rareté des pluies.

Cependant au Burkina Faso en général et à Kinkirsgogo en particulier, une part importante des dépenses des ménages est à la charge des femmes. Parmi elles, la scolarisation des enfants, les dépenses des soins des enfants ainsi que l'organisation de certains secteurs sociaux. Ainsi l'exploitation par les femmes des terres agricoles dégradées ne leur permet pas d'assurer une bonne production agricole pour contribuer à satisfaire les besoins alimentaires du ménage et de dégager un surplus de production commercialisable.

Présentation

C'est dans ce contexte que s'inscrit la pertinence du présent microprojet. Son objectif global est la réhabilitation et l'amélioration de la fertilité des terres dégradées. Cela. permettra d'assurer une bonne production et de dégager un surplus de produits agricoles commercialisables que les femmes pourront utiliser à travers un système de warrantage (garantie). Ce système leur permettra d'avoir accès à des microcrédits auprès des institutions de microfinances pour conduire des activités rémunératrices de revenue en vue d'assurer leur autonomie financière tout en ayant leur stock de produits agricoles garantie en période de soudure pour le ménage.

Ce projet est intégrateur en terme de sécurité alimentaire et d'amélioration de la situation économique des femmes. En effet les bénéficiaires directes en réhabilitant les terres et en améliorant leur fertilité, ont un impact direct sur les rendements et les productions des cultures emblavées. Avec cette augmentation, une partie de la production est utilisée par les femmes pour servir de warrant (garantie) déposée de façon groupé dans un magasin.

Grace à cette garantie induite par la réhabilitation des terres, les femmes ont accès à des microcrédits pour la conduite d'activités génératrices de revenus. Ainsi le crédit payable au bout d’une période de 6 mois leur permet de générer des revenus et de l’emploi pendant la saison sèche pour satisfaire les besoins du ménage. Après remboursement du crédit, les femmes ont à nouveau accès à leur stock garantie qu’elle mettent dans l’alimentation de la famille pendant la période de soudure

Pour atteindre les résultats escomptés un consortium d'actions seront réalisées en synergie dans le cadre du projet. Ces actions ont plusieurs grandes fonctions biologiques dont la défense et la restauration des sols, la conservation des eaux du sol, la restauration de la couverture du sol, la régénération naturelle.

Activités

Les activités qui seront menées sont :

1) Réhabilitation de 20 Ha de terres par des diguettes en cordons pierreux : une superficie de 1 ha sera réhabilité au profit de chaque femmes à travers le système de cordons pierreux trois pierres.

2) Aménagement de 5 ha de Zaï : pour chacune des 20 bénéficiaires directes une superficie de 0,25 ha sera aménagée en petit poquets pour collecter les eaux de ruissèlement et assurer la durabilité de l'humidité autour des pieds des cultures en cas d'absences prolongées de pluies

3) Aménagement de 5 ha de demi-lunes : technologie locale d'adaptation consistant à créer des micro bassins de 2 mètres des rayons sur des surfaces encroutées. Cette technologie permet d'optimiser la production sur les surface encroutées et abandonnées. Une superficie de 0,25 ha sera aménagée au profit de chacune des 20 femmes.

4) Réalisation de 20 fosses fumières et production de fumure organique : pour optimiser la production en vue de dégager un surplus commercialisable, l'apport de compost sur les sites réhabilités est nécessaire. L'apport du compost étant une pratique d'adaptation aux effets des changements climatiques et de gestion durables des terres dans les pays du Sahel. Dans ce contexte chaque femme bénéficiera d'une fosse fumière pour la production de 5 tonnes compost en 2 mois pour apporter sur les sites réhabilités.

5) Plantation tout au long des diguettes d'espèces forestières fixatrices du sol et d'azote atmosphérique : pour garantir la durabilité des ouvrages réalisées il sera planté tout au long des diguettes réalisées des espèces ligneuses à développement rapides (Cajanus Cajan, Albizia leebeck). Ces espèces ont été ciblées au regard de leur capacité à non seulement stabiliser les terres agricoles, mais également à capter l'azote atmosphérique et la fixer au niveau du sol renforcer ainsi la fonction physique, chimique et biologique du sol.

6) Traitements des ravines et des rigoles : les changements climatiques à travers les crues importantes ont occasionné la présence de rigoles et de ravines dans les champs. La réhabilitation de ces sites va consister aussi à utiliser des ouvrages adaptés et efficaces pour les traiter efficacement. Parmi ces techniques : le gabionnages pour les ravins sur les sites et des sacs rempli de terres pour traiter les rigoles.

Apport du projet

Actuellement à cause de la dégradation de ces terres le rendement moyen ne dépasse guèrre 500kg de grains par hectare de superficie. Avec la réhabilitation des sites et l'utilisation de semences améliorées et à haut rendements par les femmes, une augmentation de rendement moyen à 2,5 tonnes par hectare de grain sera obtenue.

Cette augmentation va permettre à chaque femme de dégager dans le surplus de sa production chacune une tonne soit 10 sacs de 100kg de grain qu'elles mettront ensemble dans un magasin qui sera loué. Ce stock de produits agricoles qui sera constitué par les femmes grace à la réhabilitation des terres sera utilisé comme garantie auprès de la caisse populaire de Leo et permettra aux femmes d'accéder à des crédits pour la conduite d'activités remuneratrice de revenue au cours de toute l'année. 

Calendrier

Ces activités de réhabilitation seront entièrement réalisées dans les sept (7) mois suivant l'obtention des financements. À l'issue des 7 mois de ce processus, ces sites réhabilités seront aménagés en cultures pluviales au cours de 5 mois entièrement consacrés aux activités de production agricoles sur les sites. À l'issue de cette période de production les 7 mois suivants seront consacrées à la conduite de l'opération de warrantage incluant la conduite d'activités génératrices de revenus par les femmes.

Budget

Le budget previsionnel de ce microprojet est estimé à:

 

Résultats attendus

La mise en oeuvre des micro projet par les femmes permettra l'atteinte des résultats suivants :

Sur le plan technique

  • 5 sessions de formations sur les technologies de conservation des eaux du sol et de defense et restauration des sols sont réalisés ;
  • 20 ha de terres dégradées sont réhabilités avec des aménagements de diguettes en cordons pierreux (8 000 mètres dont 400 mètres par hectare) ; chaque femme beneficiera d'un ha aménagé en diguettes en cordons pierreux, soit 4 lignes de cordons pierreux de 100 mètres chacunes (espacement de 25 mètres d'un lignes à une autre ;
  • 5 ha de Zaï sont réalisés sur les sites réhabilités, soit 0.25 ha par femme ;
  • 5 ha de demi-lunes sont réalisés sur les sites réhabilités, soit 0,25 ha par femme ;
  • 20 fosses fumières sont réalisées, soit une fosse fumières pour chaque femme ;
  • 100 tonnes de fumure organiques sont produites, 5 tonnes de compost seront produites par chaque bénéficiaire ;
  • 8000 mètres d'espèces forestières ( Albisia leebeck et Cajanus Cajan) sont installés tout au long des diguettes réalisées ;
  • 80 ravines et 80 rigoles présentes dans les sites à réhabiliter sont traitées ;
  • sur les 20 ha, la production agricole passera de 10 tonnes en grain à 50 tonnes en grains ;
  • un stock de 20 tonnes de produits agricoles, à raison de 1 tonne par femme, est constitué après la conduite des activités de production pour servir de garanti (warrant ) pour contractualiser un prêt ;
  • une campagne de warrantage est conduite ;
  • contractualisation du crédit correspondant à la valeur du stock warranté (garantie) et conduite des activités génératrices de revenu ;
  • toutes les activités du projet sont suvies quotidiennement.

Sur le plan social

  • accroissement de la résilience des femmes agricultrices aux effets des changements climatiques en améliorant leur adaptation à la dégradation accélérée des terres agricoles ;
  • éradication de la pauvreté des agricultrices à travers l'augmentation de la productivité agricole et de la commercialisation du surplus de production grace à la récuperation des terres dégradées ;
  • création d'emplois directs pour les femmes en saison sèche à travers la conduite d'activités génératrices de revenus (AGR) conduites grâce aux surplus de production garanti et aux prêts obtenus ;
  • diminution des conflit sociaux liés à la disponibilité et à la dégradation des terres agricoles ;
  • réduction de la vulnérabilité des femmes et des populations rurales aux changements climatiques.

Sur le plan environnemental

  • les terres dégradées et la biodiversité vivant dans le sol sont restaurées ;
  • la végétation sur les sols dégradés  est restaurée et une séquestration du CO2 et d'autres gaz à effets de serres est effective ;
  • le paysage agreste est reconstitué et des produits forestiers ligneux et non ligneux sont disponibles pour de multiples usages ;
  • réduction du décapage et du transport des sédiments qui risquent de causer la sédimentation et réduire la capacité de stockages des cours d’eau de la zone ;
  • réduction de nouvelles défriches des zones boisées au profit de nouveau champs ;
  • régénération naturelle assistée et constitution de la biodiversité perdue ;
  • la fertilité physique, chimique et biologique est améliorée ;
  • récupération et remise en exploitation des terres dégradées et restauration de la biodiversité dans les champs ;
  • réduction des mouvements de sédiments vers les barrages et cours d’eau ;
  • réduction de la pression sur les zones boisées à la recherche des terres fertiles ;
  • amélioration de la productivité des terres cultivables ;
  • renforcement d’une éducation environnementale au profit des populations rurales.

Sur le plan économique

  • augmentation de la productivité des terres et accroissement de la production ;
  • possibilité de dégager un surplus de production commercialisable et obtention de revenus monétaires ;
  • disponibilité de fonds de roulement pour mener des activités génératrices de revenus ;
  • amélioration des conditions de vie des femmes en milieu rural ;
  • les agricultrices de kinkirsgogo sont autonomes financières grace à la restauration de la fertilité des terres agricoles ;
  • amélioration des conditions de vie des femmes rurales par l’existence d’un surplus de production commercialisable et engendrant des revenus ;
  • scolarisation des enfants et prise en charge des charges familiales ;
  • contribution à l’autonomisation et à l’indépendance des femmes en favorisant leur leadership par la mise en œuvre des activités ;
  • prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans l’exploitation et la gestion des terres.

L'ensemble de ces résultats seront visibles dès que les actions de récupération et de restauration sont mises en oeuvre.

À l'origine du projet

Ce microprojet sera conduite par l'Association pour le Développement des Femmes de Kinkirsgogo. reconnu sous le numéro 2011-002/MATD/RCOS/PZR/HC-DBKT. Elle a un bureau exécutif avec à sa  tête une présidente elus pour trois ans renouvellables hne seule fois. L'association dispose aussi d'un commissariat aux compte charge de suivre la bonne utilisation des finances de l'association. Elle bénéficie aussi de l'accompagnement des services techniques en charge de l'agriculture et de l'environnement au niveau local.

Le groupement a son siège basé dans le village de Kinkirsgogo dans la commune de Bakata, province du ziro, région du centre-ouest, S/C : NIKIEMA Marceline/Présidente tel : 72 45 49 75/ 70 83 79 26, résidente à Kinkirsgogo. La structure compte un effectif de cent cinquate (150) membres dont tous des femmes.

L'association dispose également d'un assistant technique bénévole qui est un ingénieur d'agriculture. il facilite les liaisons de l'association et de ses partenaires. S/C PABGO Issa tel 71604149/66334624 mail pabgiss@yahoo.fr


Ses domaines d’interventions sont : l’agriculture, l’environnement et les ressources humaines. Cependant ses zones prioritaires restent l’agriculture, l’environnement. Elles poursuit les objectifs ci-après:

  • Appuie de ses membres en intrants pour la production du sésame 
  • Promouvoir les activités de conservation des eaux et des sols pour exploiter durablement les terres agricoles ;
  • Promouvoir l’agriculture intensive tout en conservant la fertilité des terres ;
  • Récupérer et mettre en exploitation les terres dégradées abandonnées ;
  • Reboiser les zones dénudées avec des espèces fixatrices d’azote symbiotique ;
  • Promouvoir la gestion durable des terres cultivables ;
  • Améliorer la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles ;
  • Renforcer la solidarité entre les membres du groupement;
  • Récuperer et mettre en exploitation les terres dégradées et abandonnées.

L'association par le dynamisme de ses membres a conduit avec l’accompagnement du service de l’agriculture et du Projet d’Amélioration de la Productivité et de la Sécurité Alimentaire (PAPSA) plusieurs activités dans le secteur environnement :

  • Conduite de l’opération compostage en tas pour la fertilisation organique des terres 2015 ;
  • Conduite en 2012 et 2013 avec PAPSA deux opérations de réalisation des cordons pierreux au profit des ménages ruraux ;
  • Réalisation d’un bassin de collecte des eaux de ruissellement pour des ripostes en cas de sècheresse.

En plus des activités conduites par l'association, les membres ont eu des renforcements de capacité sur divers thématiques en liens avec l’environnement :

  • Séance de sensibilisation sur les techniques de défriches, l’agroforesterie et les technologies CES/DRS. Cette séance a été dispensé par les services techniques communaux de bakata sur initiatives et accompagnement du sous-programme CPP/Centre-Ouest ;
  • Une séance de formation sur l’importance des arbres dans les champs et les produits forestiers non ligneux (karité et néré). Cette séance a été donné par le service départemental de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique de Bakata ;
  • Une séance de sensibilisation sur les bonnes pratiques de gestion durable des terres et des eaux et l’accroissement de la productivité des terres en 2015. Cette séance a été donnée par l’Association pour la Défense et la Restauration des terres de la commune de Bakata.

Ces différentes expériences bénéficiées ont permis au groupement de mettre en œuvre des activités suivantes dans le secteur de l’environnement :

  • 03 séances de restitutions au profit des membres de quatre (04) groupements sur la gestion durable des terres et de l’environnement.

Toutes ces différentes expériences de l'association en termes de renforcement des capacités de ses membres et d’opérations conduites avec réussite ont été réalisées  grâce à l'accompagnement de l'assistant technique.

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


(facultatif)

(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Informations

Pays : Burkina
0€ engagés sur 15000€
Commencé le 01/08/2019
20 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°13 : Lutte contre les changements climatiques

Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et se traduit par de nombreux changements déjà observables.

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