Ce site internet requiert l'utilisation de cookies. Vous pouvez consulter notre politique concernant les cookies sur cette page.

Appui à l’autonomisation des femmes grâce à l’agroforesterie et à la préservation de forêts communautaires de Boko

Objectif n°12 : Consommation et production durables

Le projet en détail

En 2050, l'agriculture mondiale va devoir produire suffisamment pour nourrir une planète composée de 9,5 milliards d'êtres humains dans un contexte de changement climatique. Face à ces défis, il faut garder nos sols vivants, car la production agricole est fortement corrélée à leur santé.

Cependant cette agriculture constitue le pilier de l’économie africaine et compte pour approximativement 20% du PIB du continent, 60% de sa main d’œuvre, 20% de la totalité de ses exportations et constitue la principale source de revenu pour les populations rurales de la région.

En effet dans le milieu rural du groupement de Bokodisu plusieurs personnes vivent de l’agriculture, mais cette dernière est traditionnellement pratiquée avec l'itinérance sur brûlis, ce qui entraine la dégradation de terre fertile. Cela a poussé les agriculteurs dans la recherche de nouvelles terres ou à l’utilisation précoce de jachère. D’autres paysans associés aux commerçants de la ville de Kinshasa s'adonnent à la carbonisation de bois et au commerce du bois énergie, chose qui diminue considérablement les espaces propices à la biodiversité et favorise l’accroissement des étendues de savanes en diminuant la couverture forestière.

Présentation du projet

Pour faire face à cela, les pratiques de régénération naturelle et de l’agroforesterie vont contribuer à la lutte contre le changement climatique et à améliorer les conditions de vies de cette communauté locale et plus particulièrement des femmes. Ces alternatives répondent aux objectifs du développement durable et au cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020. C’est dans cette optique que ce projet de 6 mois sera porté par les bénéficiaires directs à travers la coopérative des organisations paysannes locales des femmes.

Objectifs du projet

L’objectif poursuivi est l’autonomisation des femmes de Boko par l’agroforesterie et la conservation de forêts communautaires par la pratique de la mise en défens.

Spécifiquement il consiste à :

  1. Mettre en défens 200 ha de savane arborés d’ici 3 mois
  2. Autonomiser les femmes grâce à l’agroforesterie d’ici 6 mois

savane de Boko, Kongo central, RDC

Savanes de Boko 

Méthodologie

Le système agroforestier de ce projet est l’association des patates douces à chaire orange avec les arbres fruitiers (avocatiers et safoutiers) qui seront plantés avec un décalage. Les récoltes de patates se feront après 3 mois et les arbres y demeureront jusqu’à la maturité.

La restauration forestière se fera par la mise en défens des savanes dégradées constituées de quelques arbustes car le meilleur moyen de restaurer le capital forestier c’est de le mettre en défens, c’est-à-dire interdire l’accès à la forêt pendant des années dans notre cas c'est 5 ans et pendant ce temps les arbres croissent, se développent et colonisent la forêt avec d’autres herbacées et lianes. Cette démarche débutera par la sensibilisation de la communauté de Boko sur l’importance de la forêt et la conservation de la biodiversité ainsi que le changement climatique après 5 ans de mise en défens. Avec la communauté, il y aura une évaluation pour continuer à mettre d’autres savanes arbustives en défens en prolongeant les années ou pas.

Schéma système agroforestier : patate douce, safoutier et avocatier

schéma système agroforestier

Notons que la CFLEDD étant une coalition, œuvrant sur l’étendue de la RDC, a choisi de collaborer avec l’une de ses membres, une ONG locale (LEVAIN DES MASSES) qui est localisée à Kinsatu dans la province où se tiendra le projet car LEVAIN DES MASSES encadre des femmes au sein de petites coopératives paysannes. Ces femmes qui sont dans ces coopératives vont s’associer pour atteindre le nombre de 87 femmes. Ensuite, elles seront encadrées avec  l’aide d’un ingénieur agroforestier pour faire les champs. Après les récoltes, les patates douces à chaires orange vont être partagées entre ces 87 femmes qui sont les bénéficiaires directes de ce projet.

Résultats attendus

Les résultats escomptés sont :

1) 200 ha de savane arbustives sont conservés

• La descente sur terrain et prise de contact avec les chefs de terres est faite

• L’identification des sites d’intervention est faite

• L’identification de mamans maraîchères par site est faite

• La superficie de chaque site est évaluée

• Les réunions des chefs des terres avec les mamans maraichères sont tenues

• les sites d’interventions sont identifiés et les 200 ha sont disponibles pour la mise en défens pendant 5 ans et 6 ha sont destinés à l’agroforesterie.

• Les communautés locales, femmes et jeunes sont sensibilisés sur le rôle de la forêt et le changement climatique

• La protection de la biodiversité

2) Les 87 femmes sont autonomisées grâce à l’agroforesterie d’ici 6 mois

• L’acquisition de matériels aratoires et intrants agricoles est effectuée

• Les formations sur l’agroforesterie et l’agriculture durable sont faites

• La préparation du terrain pour l’agroforesterie est faite

• Le champ est emblavé avec les lianes de patate douce à chair orange

• Les plantations des arbres fruitiers (avocatiers et safoutiers) sont faites

• Réorganisation et fonctionnement de la coopérative des femmes

• Production de plus 50 tonnes de patates dans 6 mois

• Auto consommation de patates

• Commercialisation des feuilles et tubercules de patates douces

• Sécurité alimentaire

• Accroissement de revenus

• Amélioration de conditions de vies

Bénéficiaires 

Les premier bénéficiaires de ce projet sont les 87 femmes de la communauté locale de Boko, groupement de bokodisu, secteur Ngufu, territoire de Madimba au Kongo central en R.D.Congo ainsi que leurs ménages qui seront nourris par les patates douces à chaire organe (PDCO issues de champs et les fruits à long terme ainsi que les revenus qui proviendront de ventes).

Le deuxième bénéficiaire de ce projet est toute la communauté qui en préservant la biodiversité par la régénération naturelle vont tirer en long terme les PFNLs d’origine animales et végétales. En plus de cela, le projet vise la sécurité alimentaire des populqtions grâce aux patates douces et l’atténuation du changement climatique grâce à la préservation des écosystèmes.

Approche genre  

L’approche genre utilisé dans ce projet est premièrement la participation active des femmes dans les activités du projet du début à la fin. Car les négociations de terre devant servir de champ agroforestier sont destinées aux femmes  avec tous les bénéfices qui en découleront et même pour la forêt de régénération naturelle qui est pour le bien de toute la communauté. L’implication et la participation des femmes seront recommandées lors de différents plaidoyers pour l’octroi des terres.

En plus de cela, la Cfledd lors de son précédent projet au Congo central a eu à mener avec les femmes de Boko le plaidoyer pour la récupération de terres spoliées appartenant à une femme (Maman Nkumu). Toujours dans cette province, la CFLEDD a eu à mener un plaidoyer pour la reconnaissance de droits fonciers et forestiers des femmes auprès du gouvernement provincial.

Calendrier d’exécution  

Budget prévisionnel  

budget du projet

Le budget de ce projet se chiffre à 16 679,5  dont la première source de financement est lOIF/IFDD pour une somme de 9606  et une autre mobilisation de 7074  auprès d'autres partenaires que sont Global Green Grant Fund (GGF) et RAINFOREST FOUNDATION NORWAY (RFN) qui sont des partenaires avec lesquelles nous avons travaillé pour solliciter une subvention additionelle dans le cadre de ce projet.

À l'origine du projet

Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable (CFLEDD).

La CFLEDD existe depuis 2014 officieusement et c’est en 2015 qu’elle a été formalisée avec ses trois organes à savoir : le conseil d’Administration qui est l’organe d’orientation; la coordination qui l’organe d’exécution (technique); et l’assemblée générale qui est un organe de décision.

La CFLEDD a pour vision "Un monde où  les femmes épanouies jouissent de leurs  droits, se forment, mettent en œuvre  leurs différentes  compétences  et participent activement  dans les organes de  prise des décisions dans la gestion de l’environnement et le développement durable".

La CFLEDD milite pour la reconnaissance des droits et la promotion des compétences des femmes locales et autochtones (à travers le plaidoyer, l’accompagnement et la formation) pour leur inclusion dans la prise des décisions sur leur environnement et le développement durable.

La CFLEDD a une expérience avérée dans la réalisation de projets :

Depuis 2015, la CFLEDD a bénéficié de l’appui financier et technique du WWF pour la formation des formatrices des 25 membres sur « les sauvegardes sociales et environnementales REDD+ » pour aller former les femmes rurales et les  préparer pendant la mise en place des projets REDD+ ;

En 2016, nous avons reçu l’appui financier et technique de RRI pour un projet sur la Reconnaissance des droits de tenure forestière et foncière des femmes en République démocratique du Congo.

De 2016 à nos jours, la CFLEDD à bénéficié de l’appui du Global Green Grant Fund pour les petites subventions pour appuyer les activités d’agroforesterie, conservation, reboisement et activités génératrices des revenus de ses structures membres ;

En 2016, : Organiser avec les autres partie prenantes un atelier d’évaluation d’intégration du genre dans la REDD+, Foresterie communautaire et la Gouvernance forestière appuyer par RRI qui a abouti à une note circulaire en sa faveur;

De 2016 à ce jour, petites subvention de AJWS  et FCF pour des dialogues à une cohabitation pacifique entre les femmes P.A et Locale à Maindombe et Equateur;

En 2017, RFN est venu en appui pour la reconnaissance des droits fonciers et forestiers des femmes à tous les niveaux par son implication dans les activités de réduction de la déforestation dans les provinces de l’Equateur et Maindombe en RDC issues des recommandations ressorties dans notre document de plaidoyer élaboré sur la question foncière avec l’appui du RRI.

En 2018, RFN suite des activités :

  • Elargissement des dialogues dans les autres territoires proches de deux provinces pilotes pour enrichir les recommandations ;
  • Organisation  des réunions avec les experts juristes de la société civile dans les deux provinces pour l’élaboration des édits provinciaux.

Adresse : 4012/Avenue : OUA, Quartier rail, Commune de Ngaliema/ Kinshasa – République Démocratique du Congo

Contact:

  • Chargé de Programme : Losale Chouchouna  tél : +243 813645782  mail : chouchounalosale@gmail.com 
  • chargé de ce projet : Audry Mbal tél : +243 813795972 mail : audrymbal@gmail.com 

cfleddrdc@gmail.com, www.cfledd.org, 

 

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


(facultatif)

(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Informations

Pays : République Démocratique du Congo
0€ engagés sur 9606€
Commencé le 20/04/2020
87 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°12 : Consommation et production durables

Établir des modes de consommation et de production durables contribue à la sécurité alimentaire Établir des modes de consommation et de production durables contribue à la sécurité alimentaire et nous achemine vers une économie reposant sur une utilisation plus rationnelle des ressources. Cela permettra de réduire les coûts économiques, environnementaux et sociaux engendrés par nos activités.

Plus d'informations