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Promotion de la filière de production de l'arachide dans la région maritime du Togo

Objectif n°8 : Croissance économique et travail décent

Le projet en détail

Contexte

L'arachide (arachis hypogaea) est une légumineuse annuelle dont le fruit mûrit en terre. Ses graines servent surtout de matière première pour l'extraction des huiles utilisées comme assaisonnement et en cuisine, ainsi que pour produire le beurre d'arachide. Une partie appréciable de la production d'arachide est utilisée comme produit vivrier : arachides grillées consommées telles quelles ou utilisées comme condiment, notamment dans la préparation de sauces réputées.

Seules les variétés hâtives, à cycle inférieur à 100 jours, sont cultivées au Togo. Le procédé traditionnel permet d’extraire une partie de l’huile disponible dans l’amande (60% de la teneur en huile) et de disposer ainsi d’un tourteau encore très huileux, qui servira à la confection de galettes (kluiklui), bien aimées par les populations des villes et campagne (FAO, 1991).

Dans la région de la savane au Togo, l’Union des Groupements Féminins de Dapaong pour la production d’huile d’arachide (UGFD/Huilor) a développé une expérience bien appréciable. L’objectif poursuivi par cette union qui a vu le jour en 1995 était d’assurer une auto-prise en charge des femmes membres grâce à la production et à la commercialisation de l’huile d’arachide et ses produits dérivés.

Le projet

La production de l’arachide en tant que légumineuse nous intéresse à plus d’un titre car l’arachide constitue une spéculation de la filière maraichage sur laquelle nous intervenons déjà. Dans la région maritime où notre organisation intervient actuellement, nous avons observé que plusieurs maraichers avec qui CeFAD travaille font déjà de l’arachide. C’est vrai que les maraichers qui font cette culture le font en tant que culture de subsistance où l’arachide produit est ‘’bradé’’ parce que vendu sous forme grillée avec coque ou en bouteille.

Mais à y voir de près, on se rend compte que ces producteurs peuvent mieux optimiser la rentabilité de la culture d’arachide. Visiblement, le potentiel est important si on trouve les moyens adéquats de fédérer les énergies en offrant à ces producteurs des possibilités de transformation des graines d’arachide pour en extraire de l’huile.

L’activité d’extraction de l’huile d’arachide offre l’opportunité de créer de richesses à beaucoup de ménages avec une main d’œuvre importante. En dehors de ce facteur, l’activité de transformation de l’arachide offre deux sous-produits susceptibles d’être vendus : l’huile d’arachide et le résidu utilisé pour fabriquer des galettes (ou kluiklui). L’huile d’arachide sur le marché aujourd’hui offre d'ailleurs un avantage compétitif certain en comparaison avec les huiles végétales disponibles. Les nutritionnistes attestent ainsi que l’huile d’arachide ne comporte pas de cholestérol, ce qui est un grand avantage pour santé humaine. 

Une étude sommaire de la situation de ces deux dérivés (huile d’arachide et kluiklui) sur les marchés d’Aneho, d’Afangnan et de Lomé a permis de se rendre compte qu’ils sont bien prisés sur ces marchés. Il est important de signaler ici que ces marchés sont alimentés par des commerçantes venant du Bénin où cette activité est très développée et bien organisée. De nombreuses personnes en provenance du Togo s’approvisionnent ainsi au Bénin. Ceci est la preuve qu’elle a une forte demande payante sur le marché intérieur et qu'une production du Togo y trouverait sa place.

Par ailleurs, il faut ajouter que les maraichers produisent aussi l’arachide comme une spéculation transitoire ayant pour vertu de purger leurs sols de bactéries qui détruisent leur production maraichère et, dans le même temps, de servir de fertilisant.

Pour intervenir efficacement et de manière efficiente sur cette filière, l’action du Centre de Facilitation des Actions pour le Développement (CeFAD) consistera d’une part, à encourager les producteurs d’arachide pour garantir la disponibilité permanente de la matière première et, d’autre part, à organiser les femmes dans une dynamique coopérative, les former sur l’extraction d’huile d’arachide et la fabrication de galettes (kluiklui) et les équiper en matériels de travail afin d’améliorer les revenus des ménages pour leurs épanouissement.

Plan d'opération

Résultats attendus

Résultats prévus

1) Amélioration du rendement

300 ménages producteurs d’arachide sont capables d’amener leur rendement à une tonne à l’hectare par l’application des techniques culturales appropriées.

Cette amélioration sera remarquable d’ici le mois de juillet 2018.

L’amélioration de la productivité ici se mesure d’une part à la qualité de l’arachide produite (coque d’arachide bien remplie et moins de pourriture). Cela passera par l’application de techniques culturales à vulgariser au cours de la formation telles que la formation des billons bien élargis et tracés pour améliorer non seulement la quantité et la qualité des graines formées. Le choix des variétés de semence constitue également une condition essentielle.

L'amélioration de la productivité passera aussi par le rendement obtenu à l’hectare. Selon les estimations de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) du Togo, le rendement moyen à l’hectare est de 500 à 800kg. Mais sur la base des techniques culturales à vulgariser avec une pluviométrie modérée, CeFAD espère améliorer ce rendement à hauteur d’une tonne à une tonne trois à l’hectare (1T à 1,3T/ha).

2) Installation d'unités de transformation

Vingt (20) unités de transformation d’arachide sont installées et fonctionnelles, produisant en moyenne quinze (15) tonnes d’huile et trente-cinq mille (35000) quarantaines de galettes par mois.

Elles pourront commencer par servir les marchés de la localité dès le mois d’août 2018.

Pour une quantité de 50kg d’arachide décortiquée transformée, on obtient 18L d’huile d’arachide et 45 quarantaines de galettes. Dans l’hypothèse qu’une productrice transforme 200kg par mois, on obtiendra 72L d’huile et 180 quarantaines de galettes par mois. Nous avons ainsi prévu 15 femmes par unité de transformation qui produiront 1080L d’huile et 2700 quarantaines de galettes, donc 300 femmes pour les 20 unités ; ce qui donnera 21600L soit 21,6T d’huile et 54000 quarantaines de galettes d’arachide/mois.

Le prix de vente d’un litre d’arachide étant de 800f cfa en moyenne, le total des ventes d’huile d’arachide sera de 57600fcfa. Et le prix d’une quarantaine de galette étant en moyenne 700 fcfa, le total des ventes de galettes sera 126000fcfa. Soit un total vente mensuelle de 183600fcfa sur les 200kg d’arachide transformée.

3) Renforcement des capacités des femmes transformatrices

300 femmes transformatrices formées sur les techniques de transformation d’arachide en huile et galettes arrivent chacune à réaliser à partir du mois de septembre 2018, un chiffre d’affaire d’environ 150000Fcfa par mois avec un bénéfice moyen de 40000Fcfa.

Ces techniques feront développer la culture pour la réduction des problèmes nutritionnels chez les enfants et la régénération des sols. L’activité de transformation d’arachide nécessite de plus l’utilisation d’une main d’œuvre importante, ce qui permetta à plusieurs autres femmes jeunes et adultes de trouver de l'emploi chez les transformatrices pour réaliser des revenus substantiels. En moyenne un ouvrier peut gagner à la tâche environ 3500fcfa par semaine. La productrice quant à elle pourra réaliser un bénéfice d’environ 40000fcfa par mois sur 200kg d’arachide transformée.

4) Amélioration de l'environnement

Par ailleurs, la culture d’arachide, comme annoncé dans la description, sert à dépouiller le sol des bactéries et à le rendre fertile. Elle réduit ainsi considérablement l’utilisation abusive des engrais chimiques.

Budget prévisionnel

À l'origine du projet

Le Centre de Facilitation des Actions pour le Développement (CeFAD) est une association à but non lucratif basée au Togo dans la Région Maritime, précisément à Amégnran situé au Nord-Est de la Préfecture de Vo en allant à Tabligbo. Elle a été créée le 19 janvier 2013 et enregistrée le 20 novembre 2014 sous le n°0836/MATDCL-SG-DLPAP-DOCA.

Elle a 4 organes dirigeants que sont l’Assemblée Générale (AG), le Conseil d’Administration (CA), la Direction Exécutive (DE) et le Commissariat aux Comptes (CC).

CeFAD a pour but de contribuer par tous les moyens à un mieux-être économique et social des communautés à la base dans un environnement qui leur garantisse une bonne santé pour un développement durable. Les objectifs de CeFAD sont :

  • Augmenter la productivité agricole par l’amélioration des techniques de production et de transformation en anticipant sur les questions relatives au marché ;
  • Travailler au renforcement de l’éducation de base, la protection de l’environnement et la santé communautaire ;
  • Œuvrer pour la protection des droits humains et la promotion de la gouvernance locale

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


(facultatif)

(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Vos contributions

GBEDJISSOKPA, le 29 octobre 2018 09:16

Bonjour.
Je suis Ingénieur agronome. Je suis spécialisé en production végétale. J'ai également faire une formation en sociologie de développent.
Je suis disponible pour vous aider dans vos travaux.

Informations

Pays : Togo
0€ engagés sur 8700€
Commencé le 01/04/2018
300 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°8 : Croissance économique et travail décent

Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. Réaliser une croissance économique durable implique de créer des conditions garantissant des emplois de qualité stimulant l’économie sans effets nocifs sur l’environnement.

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