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Développement d'une filière durable de karité dans la province de Sanguié

Objectif n°1 : Éradication de la pauvreté

Le projet en détail

L’économie de la province du Sanguié est essentiellement agricole. 90% de la population active vit de l’agriculture. Une proportion importante de cette population (59,6%) vit en dessous du seuil de la pauvreté (DGATDL).

Selon les estimations faites par l’Agence des Produits Forestiers non Ligneux (PFNL) en 2012, les activités liées aux seuls fruits de l’arbre à karité ont généré dans le village de Poa (Commune de Kyon dans la province de Sanguié - région du Centre Ouest) environ 10 millions de FCFA en 2011. Les produits forestiers non ligneux constituent l'une des sources de revenus avec 23% des revenus de la localité (APFNL, 2012). Ce sont les familles pauvres qui exploiteraient davantage les produits de la forêt.

Selon des chiffres du second Inventaire Forestier National (IFN2), la distribution des pieds de Vitellaria paradoxa (Karité) dans la forêt de Tiogo est de 19,6 pieds par ha. Le potentiel de production annuelle est estimé à 3 600 tonnes. Les seules femmes de Poa ont vendu en 2011 environ 36,70 tonnes d'amandes de karité.

Le ramassage et la vente des amandes de karité dans le village de Poa est une activité qui occupe une grande partie de la population, notamment les femmes. Ces amandes sont vendues sans aucune valeur ajoutée et à des prix dérisoires auprès des commerçants ambulants. Les amandes sont ramassées dans la forêt classée de Tiogo. Cette dernière connait une forte dégradation due à la forte pression humaine. Selon des chiffres du SPCONEDD, 10 ha de superfice de la forêt classée de Tiogo disparaissent chaque année à cause des activités agricoles. Au moins 3 pieds de karité sont abattus dans les champs cultivés chaque année. Le projet ambitionne fournir l'équipement nécessaire aux membres du groupement et leur permettre de prendre des initiatives pour la sauvegarde des peuplements naturels de karité dans la forêt de Tiogo. Parmi ces initiatives, on compte la plantation de 2000 pieds de karité par an par les groupements de femmes. Le projet permettra également à ces groupements de produire du beurre de karité biologique avec l'encadrement de Ecocert Burkina.

Résultats attendus

Les résultats attendus sont:

  • Cinq (05) sessions de formation sur la transformation et commercialisation des amandes de karité sont organisées, et concernent 300 femmes pour une première phase ;
  • La production et commercialisation d’au moins 10 tonnes de savons et produits dérivés de beurre de karité bio est assurée chaque année, ce qui fait un chiffre d'affaire d'au moins 480 000 FCFA par an et par femme. Cela généra environ 350 emplois directs et plus de 300 emplois indirects liés à la collecte des amandes ;
  • La gestion du peuplement est améliorée par l’existence de règles de gestion et la sensibilisation d’au moins 3000 personnes ;
  • Une pépinière existe et au moins 2000 plants sont produits chaque année et mis en terre dans la forêt ; cela permettra de reboiser 20 ha par an.

À l'origine du projet

Le projet est mis en oeuvre par le Groupement « Féminin BA SULI ZHELYI de Poa » créé le 06 Juin 2001 sous le N° 2001- 019/MATD/PSNG/D. du 06 Juin 2001. Il est localisé à Poa dans la province du Sanguié.

S/C PEEVCC-Réo. Tel: 00226 64110001

 

Financement terminé

Le projet a été complètement financé avec succès !

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Informations

Pays : Burkina
8000€ engagés sur 8000€
Commencé le 01/04/2017
4000 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°1 : Éradication de la pauvreté

Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde. Si le taux d’extrême pauvreté a diminué de plus de 50% depuis 1990, trop de personnes luttent encore contre ce fléau, privées de leur dignité. Plus de 800 millions de personnes vivent ainsi avec moins de 1,25 dollar par jour.

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