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Professionnalisation de l’écotourisme pour la résilience des communautés locales face aux effets du changement climatique

Objectif n°13 : Lutte contre les changements climatiques

Le projet en détail

Au cours des dernières décennies, le changement climatique a eu des effets sur les systèmes naturels et humains sur tous les continents mais surtout sur les petits états insulaires en développement. L’environnement souffre donc aujourd’hui de la dégradation des habitats naturels des espèces endémiques, ainsi que d’autres effets du changement climatique, mais également du développement des espèces envahissantes et de la surexploitation des ressources marines et côtières. L’économie comorienne est peu diversifiée et peu productive. Elle repose essentiellement sur le secteur primaire qui représente environ 51% du PIB et dispose de ressources naturelles limitées, un marché intérieur restreint, de faibles capacités institutionnelles et une base d’exportations étroite. Bien que les Comores aient mené des efforts pour assurer la protection, la conservation et la valorisation de la biodiversité, le pays est fragile à plusieurs égards, et exposé à des risques de catastrophes naturelles et écologiques assez importants. Une proportion importante de la population vit sur la côte. La majorité des infrastructures sont aussi situés sur la frange littorale et une grande partie des cultures d’exportation du pays occupent par ailleurs les zones côtières. La densité élevée de la population génère des problèmes socio-économiques graves. Pourtant, les zones côtières renferment les plus beaux paysages : atolls de sable blanc, piton sous-marin du banc Vailleux ou (Mwamba raya), récifs coralliens, mangroves et ports, et villes historiques ou paysages culturels façonnés par plusieurs siècles. Le pays bénéficie ainsi d’un potentiel touristique important en raison de la richesse de ses paysages, de ses milieux naturels remarquables et de son patrimoine historique et culturel.

Mais le potentiel naturel des Comores est encore mal connu, et de nombreuses espèces sont menacées d’extinction en raison de la dégradation généralisée et continue des milieux. La principale cause de dégradation est l’homme, qui exerce une forte pression sur les ressources naturelles et ses écosystèmes. Cette pression est favorisée par la croissance démographique augmentant ainsi les besoins en terre et en ressources, la grande pauvreté engendrant une dépendance envers les ressources naturelles et le manque de solutions alternatives aux usages et pratiques traditionnelles, la conservation de la nature. En outre, les pratiques actuelles entrainent une diminution importante de la biodiversité aux Comores et des ressources naturelles, notamment les ressources halieutiques, et un tarissement de ses rivières. Cela rend le pays particulièrement vulnérable. Or, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, la sauvegarde et la valorisation touristique du patrimoine naturel et culturel, de même que l’adaptation et la résilience aux changements climatiques peuvent soutenir durablement le processus de développement du pays.

Créée en 2014 grâce à l’appui de l’Union Européenne, la Maison de l’écotourisme développe des activités de découverte du patrimoine de l’île. Elle apporte un appui aux communautés locales et aux communes pour préserver et valoriser les différents sites. Le projet entre dans le cadre des efforts engagés par les îles des Comores en faveur du développement et de la lutte contre la pauvreté à travers un renforcement de la résilience du pays au changement climatique. Il contribue à une meilleure organisation et sensibilisation des communautés locales, ainsi qu’à la mise en place d’un dispositif d’informations et d’actions nécessaires pour soutenir le développement d’une économie verte portée par les populations locales et tenant compte aussi bien de la valorisation durable des ressources naturelles que des conséquences du changement climatique.

Le projet de professionnalisation de l’écotourisme pour la résilience des communautés locales face aux effets du changement climatique aux Comoresvise ainsi à contribuer à l’atteinte des ODD et plus particulièrement de l’Objectif 13 « Lutte contre les changements climatiques», à travers le développement d’un dispositif fiable d’informations, de formation et d’actions de valorisation durable des ressources naturelles en professionnalisant la filière écotouristique . De façon spécifique, il s’agit de :

  • Mettre en œuvre des actions de renforcement des capacités, de communication, de sensibilisation et de structuration pour la protection de l’environnement et leur valorisation dans les circuits écotouristiques
  • Mettre en place des actions de préservation et/ou restauration des écosystèmes côtiers permettant une meilleure promotion de l’écotourisme,
  • Soutenir le développement de cinq activités génératrices de revenus soucieuses de la durabilité environnementale.

 

 

Résultats attendus

Les principaux résultats de ce projet qui se déploie dans les localités de Hantsindzi et de Ourovéni dans l’île de Ngazidja (Grande Comore) sont:

  • Mise en œuvre de deux actions de sensibilisation et de communication des populations locales sur la protection de l’environnement, notamment la protection du littoral, la pêche durable, etc.
  • Etude et cartographie des espaces côtiers et fonds marins ciblés grâce à l’utilisation de la télédétection pour la conception d’une carte côtière et sous-marine
  • Aménagement et valorisation écotouristique de sites balnéaires de Malé-Ourovéni et Hantsinzi.
  • Conception, développement et mise en ligne d’une plateforme d’informations géoréférencées sur les ressources clés du patrimoine naturel pour en assurer un suivi pertinent
  • Organisation de huit sessions de formation des pairs éducateurs sur des enjeux majeurs du projet.
  • Elaboration et promotion d’une offre écotouristique de la Maison de l’écotourisme, en intégrant des activités liées à la préservation et à la restauration des ressources naturelles pour développer et mieux coordonner les activités écotouristiques.

 

À l'origine du projet

En s'appuyant sur les acquis de la Maison de l'écotourisme, le projet est mis en oeuvre par l'ONG Ulanga ("nature") avec le soutien de l’OIF à travers son organe subsidiaire l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD). Le projet a bénéficié d'un accompagnement technique de l'initiative Objectif 2030 pour l'accès au financement de 100 000 euros du programme Alliance Mondiale contre le Changement climatique (AMCC) financé par l'Union européenne aux Comores.

Financement terminé

Le projet a été complètement financé avec succès !

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Informations

Pays : Comores
125000€ engagés sur 100000€
Commencé le 23/08/2017
5000 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°13 : Lutte contre les changements climatiques

Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et se traduit par de nombreux changements déjà observables.

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