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Api-Caféiculture

Objectif n°15 : Ecosystèmes terrestres

Le projet en détail

Durant la conquête des Espagnoles et des Français, le taux de couverture végétale en Haïti était d'au moins 90% ce qui a faisait de cette terre, la «Perle des Antilles». Au cours de la période de l’occupation américaine, la couverture végétale était environs 23%, aujourd’hui elle est estimée à moins de 2%. Le récent tremblement de terre du 12 janvier 2010, le plus terrible qu’ait connu le pays qui a causé la mort de 300 000 personnes, détruit les infrastructures du pays contribue a augmenté la pression sur le milieu naturel haitien par un deplacement massif des populations des zones touchees vers la campagne (UICN/OIF, 2010). Les données démographiques du pays témoignent une forte croissance de la population. Elle est passée de huit (8) millions d’habitants avant 2010 à plus de dix (10) million d’habitants en 2013 (OMD /UN, 2013). Les femmes représentent 51,7% de la population avec une densité de 286 habitants/km2. Cette population est très jeune et les moins de 18 ans représentent 46,38%. D’autre part, environ 60% de la population évoluent en milieu rural et les 9/10 environ de cette population rurale s’adonnent à l’agriculture. Actuellement, 74% des haïtiens vivent en-dessous du seuil de pauvreté avec moins de deux dollars américains (2$US) par jour et le produit intérieur brut (PIB) par habitant est évalué à 459,7$ US par an pour l’année 2012 (BM/IDH, 2013). L’écosystème du pays est diversifié et riche en ressources naturelles, du fait de son relief, de son climat et de son insularité. Selon la Convention sur la Diversité Biologique de Rio en 1992, l’île d’Haïti a fait partie du Hotspot du caraïbe. Cependant, le pays est confronté érosion de la biodiversité dû à un processus de déforestation et de déboisement (PNUD, 2013). La couverture forestière sur l’ensemble du territoire est passée de 80% en 1492 à 50% en 1915; 22% en 1945 à moins de 2% en 2008 (UNDAF, 2009-2011). La biodiversité contribue au bien être de la population haïtienne grâce aux services écosystémique comme l’équilibre écologique, source d’approvisionnement, lieux de loisir, production de produit forestier non ligneux, de plante médicinale, puits de carbone, source d’oxygène. La symbiose Apiculture –Caféiculture dans un système agroforesterie constitue un gain a plusieurs fin que pour l’environnement et les communautés, compte tenu que le caféier doit être cultivé sous l’abri d’autres arbres (système agroforesterie) et les abeilles butines les fleurs pour produire le miel et dérivés. La culture du café contribue à la protection de l’environnement, le maintien et la conservation de la biodiversité et joue un rôle d’atténuation contre les changements climatique. L’écologie du caféier qui exige un système agroforesterie constitue un moyen efficace dans la lutte contre le changement climatique par des programmes d’agroforesterie (nouvelles plantations) et de reboisement (replantation des zones déboisées). En particulier sous les tropiques, où la végétation pousse vite et absorbe donc le carbone plus rapidement, la plantation d’arbres prélève de grandes quantités de carbone en un laps de temps. Les forêts et l’agroforesterie peuvent stocker jusqu’à 15 tonnes de carbone par hectare et par an dans leur biomasse et leur bois.

La production caféière occupe depuis longtemps une position importante dans l’économie haïtienne. Le volume d’exportation du café de 2013 à 2015 en Haïti varie de 228.049 kg en 2013, 155.431kg en 2014 et 101.502 en 2015 et les prix respectives 6.775.852 ; 993.378 ; 1.498.929 de dollars des Etats Unies d’Amériques (Ministère du commerce, 2016). Elle constitue une importante source de revenu monétaire pour environ 230.000 familles rurales (producteurs, voltigeurs, marchands, spéculateurs) (MARNDR ,2015). Son rôle dans la protection de l’environnement est indéniable, les régions caféières en Haïti représentent les rares zones encore boisées du pays, soit environ 2% du territoire national (INCAH, 2017). Le caféier a toujours été depuis l’indépendance une culture de rente permettant la rentrée de devises dans le pays. La culture du caféier fut qualifiée de culture nationale parce qu’elle représentait un fort pourcentage dans la balance commerciale et dans le volume total des exportations. Mais avec recul irréversible, la culture du caféier s’est fortement détérioré ce qui a conduit à une grande baisse de la production qui se répercute sur le volume totale des exportations (INCAH, 2016). L’agriculture constitue l’activité économique dans la zone du projet et constitue aussi un tissu social ou les agriculteurs (trices)/éleveurs se sont rencontrés pour échanger sur toute les sujets de leur communauté. Le café constituait la ressource agricole principale. Les autres ressources agricoles de la zone sont les cultures vivrières et maraîchères. Elles restent toutefois aussi importantes par rapport au caféier. La production animale, notamment l’élevage bovin, porcin, équin, est aujourd’hui en déclin par rapport à de nouvelles maladies (épizootie) alors qu’il fut florissant par le passé. Les petits élevages : porcs, chèvres et volailles sont pratiqués à une échelle domestique constituent un aspect important dans l’économie paysanne. Les plantes mellifères pourtant indispensables aux abeilles, sont en très faible quantité. Aussi, leur diminution a des conséquences néfastes sur la production apicole, ce qui entraîne une rareté des produits du rucher. Au niveau des récoltes, les effets se font aussi sentir, parce que les abeilles jouent un rôle primordial dans la pollinisation. Le déboisement en tant que tel, réduit considérablement les produits apicoles. En ce sens, la Symbiose Apiculture-Caféiculture pourrait jouer un rôle important dans les activités de protection de l’environnement, l’amélioration de la santé humaine, la création d’emplois et l’amélioration du revenu des producteurs. Elle peut également constituer une source d’entrée non négligeable de devises pour la communauté de la zone du projet et le pays en général. En effet, la mise sur pied du projet "Api-Caféiculture" contribuera au reboisement de la zone ciblée et à l’augmentation des sources de revenus des habitants de la zone. Le projet a été conçu dans le but de remédier aux problèmes de la diminution des activités de production apicole et d'augmenter la production de café qui devient une denrée rare. L’apiculture est un facteur essentiel dans l’exploitation agricole. Le projet mettra en place cent (100) ruches pour pouvoir tirer du miel, de la cire, du pollen et de l'hydromel tout en appuyant 200 familles dans la mise en place des plantations de caféier  et un systeme d'agroforesterie.

Résultats attendus

Les résultats attendus sont:

  • 20000 plantules de café sont mises en terre dans le système d’agroforesterie au 12eme mois du projet ;
  • 30000 essences fruitières et forestières sont mises en terre à travers un système d’agroforesterie au 12eme mois du projet ;
  • Une association d’au moins 100 apiculteurs est soutenue ;
  • 100 ruches sont installées au 12eme mois du projet ;
  • 600 gallons de miel sont produits et vendus chaque année au niveau des marchés locaux et nationaux ;
  • 5000 m2 (1/2 ha) sont plantés en café avec un système d’agroforesterie à la fin du projet;
  • Augmentation du revenu des apiculteurs bénéficiaires de 25%.

 

À l'origine du projet

L'Association de Techniciens pour la Promotion de l’Agriculture et la Protection de l’Environnement du Sud-est (ATEPASE) est une association a but non lucratif fondée en juin 2003 par des jeunes professionnelles homme/femmes qui a pour but de promouvoir une agriculture durable respectueuse de l’environnement. L'ATEPASE est enregistrée a la direction du travail au numéro STC-04580 au sein du Ministere des affaires sociales et du travail en Haiti.

Adresse de l’association : 58, Breman, Jacmel, Haïti.

Tél : +509 3812-6380/3657-3392  Email : atepase@hotmail.com

Site internet:http://atepase.org/nos-realisations/

 

 

 

 

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


(facultatif)

(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


(facultatif)

Vos contributions

Estimé Billy Anders, le 1 avril 2018 23:13

Après avoir participer à la formation en ligne de 6 semaines offerte par l'objectif 2030, j'aimerais aider et mettre en pratique cette formation en apportant mon aide dans ce projet. J'aimerais faire du bénévolat dans ce projet qui se déroulera dabs mon pays.

Ablaye SENE (SENE BUSINESS), le 3 avril 2017 10:04

Je suis un volontaire de l'environnement et je voulai contribuer au projet

Ablaye SENE (SENE BUSINESS), le 3 avril 2017 10:04

Je suis un volontaire de l'environnement et je voulai contribuer au projet

Informations

Pays : Haïti
15€ engagés sur 10000€
Commencé le 22/04/2017
100 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°15 : Ecosystèmes terrestres

Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité

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