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Biobricks

Objectif n°7 : Énergie

Le projet en détail

Le Typha australis est une « mauvaise herbe » aquatique que rien n’arrête. La plante a toujours été présente dans les bassins hydrauliques mais les aménagements ont déstabilisé l’équilibre naturel. Sa biomasse est estimée sur le seul delta à 200 000 tonnes. Elle est gênante sur les plans d’eau mais aussi une menace pour l’agriculture, la qualité de l’eau et la santé humaine comme animale.

Il s’agit d’une plante aquatique vivace qui s’enracine au fond ou sur les bords des plans d’eau stagnante. (Ozenda, 1991). Les racines sont fibreuses. La hampe florale porte un long épi (15 à 20 cm) cylindrique roux. Les fleurs sont unisexuées et très rudimentaires. (Barry J-P. et al., 1991). Elle a une répartition pantropicale (Mac Naughton S-J., 1966). On le trouve aussi bien en zones tropicales qu’en zone méditerranéenne.  Au Sénégal, son essor a été favorisé par les aménagements hydro-agricoles et les digues de protection.

Le Typha australis constitue une réelle entrave au développement du monde rural. Ainsi, concernant l’agriculture, les abords du fleuve sont difficilement accessibles pour abreuver les troupeaux. (PNUD, 1999). Pourtant, le fleuve constitue une des seules voir la seule ressource en eau permanente et suffisante pour les animaux en saison sèche. Les canaux d’irrigation et de drainage sont envahis ce qui empêche les aménagements hydrauliques de bien fonctionner.(PSI, 1999). Les écoulements sont freinés, les lignes d’eau sont relevées et les risques d’inondation lors des crues (saison des pluies) sont augmentés. (PNUD, 1999). Le typha prolifère dans les parcelles cultivées. Son développement très rapide et étendu, du fait de son pouvoir de multiplication extrêmement élevé (graines et rhizomes), est favorisé par le mauvais drainage et planage des parcelles agricoles irriguées. (PSI, 1999). La situation devient véritablement problématique pour les agriculteurs qui parfois, devant une telle densité de typha, sont obligés d’abandonner leurs parcelles. C’est ainsi, qu’il a été estimé qu’environ 10 000 ha de cultures irriguées étaient menacées dans le delta et la basse vallée du fleuve Sénégal. (PNUD, 1999). Les « zones humides » (Van Wetten J. et al., 1990) où prolifère le Typha, sont aussi un habitat privilégié pour la nidification des oiseaux granivores. Ces derniers à proximité des parcelles agricoles, causent d’importants dégâts sur les cultures qui impliquent des pertes économiques préjudiciables pour les producteurs. (PNUD, 1999). 2.3.2. Sur La pêche est un secteur d’activité dynamique dans la région du fleuve et source de revenus notamment pour les populations Wolofs (Anonyme, communication personnelle, mai 2002). Le développement de typha peut être un obstacle à la navigation des pirogues et à la pêche en réduisant considérablement la surface d’eau libre. (PNUD, 1999). 2.3.3. Sur l’eau Le pourrissement sur place des tiges de typha altère la qualité de l’eau qui devient inutilisable par les populations comme eau de boisson. (PNUD, 1999). De plus, l’apport de matière organique en excès dû à la dégradation biologique de l’importante biomasse végétale risque d’accélérer l’eutrophisation des eaux. (Anonyme, communication personnelle, mai 2002). L’évaporation de l’eau semble être plus importante sur des surfaces envahies par l’adventice que sur des plans d’eau indemnes ce qui accentue l’assèchement des sols.

Sur la santé, la prolifération des végétaux aquatiques et notamment celle de Typha australis favorise le développement de la Bilharziose. (PNUD, 1999). Cette maladie existait déjà avant les barrages mais était passagère car développée par les riverains que lors des crues. Mais aujourd’hui, les crues créées artificiellement par les barrages permettent des plans d’eau stagnants toute l’année et une prolifération des parasites continuelle. (F.B., 2000). Les parasites de la Bilharziose, les schistosomes (Classe des Trématodes et Embranchement des Plathelminthes) voient leur cycle de reproduction favorisé. Les Biomphalarias et les Bulins (Mollusques d’eau douce) sont les hôtes intermédiaires de la Bilharziose intestinale et urinaire. Ils hébergent les larves issues des œufs déposés au niveau des eaux avec les urines ou selles d’homme infesté. Ces larves, dans l’appareil digestif des escargots, deviennent infestantes après deux mois et sont crachées dans l’eau aux heures les plus chaudes. Les larves pénètrent à travers la peau quand l’homme sera en contact avec l’eau infestée. Le rôle du typha dans la recrudescence de cette maladie dans la vallée du fleuve est important car les mollusques, hôtes indispensables au cycle, se fixent sur les végétaux aquatiques qui constituent leur gîte naturel et leur alimentation. (PNUD, 1999). On estime jusqu’à 80 %, la part de population de riverains touchée par la maladie. (Bagani Gbr., 2001). Toujours en santé humaine, il se pourrait que la stabilisation des niveaux des plans d’eau permanents concourt à une extension du paludisme. (Bagani Gbr, 2001). La Douve du foie semblerait faire des ravages sur les animaux venant s’abreuver sur les points d’eau colonisés par le typha pour des raisons semblables. En effet, le parasite (Fasciola hepatica) a besoin d’un hôte aquatique pour se reproduire. Les œufs excrétés se fixent ensuite sur les végétaux aquatiques comme le typha qui d’une part constitue un habitat de choix pour les parasites de la même manière que pour la Bilharziose et qui d’autre part sont susceptibles d’être ingérés par les animaux. (Anonyme, communication personnelle, mai 2002). Les impacts de l’invasion de Typha australis sont divers et variés sur le milieu naturel et les populations. Ces dernières ne font pas toujours le lien entre leurs maux et le développement de cette « curieuse » plante aquatique : ils abandonnent leurs parcelles cultivées, tapent jusqu’à l’épuisement, sur des conserves pour effrayer les oiseaux ravageurs, sont de plus en plus nombreux à être victime de la bilarhziose. Et ignorent pour la plupart, qu’il suffit d’éliminer la plante pour, si ce n’est guérir, au moins apaiser leur maux.

La production de charbon écologique à partir de la biomasse de typha se fait en coupant et en séchant le typha des plantes récoltées pendant 5 jours en vue de réduire l'humidité. Il faut ensuite assurer la carbonisation des plantes seches à partir d'un carbonisateur puis tamiser la poudre de typha obtenue à la suite de la carbonisation. Puis, on melange l'argile, le son de riz, l'eau et la poudre de typha jusqu'à obtenir une pâte compacte qu'on mettra dans un agglomérateur afin d'avoir la forme de briquette qui sera séchée.

Résultats attendus

Les résultats du projet sont:

  • Production de 300 tonnes de charbon typha tous les ans
  • Creation de 22 emplois verts
  • Amélioration de 140 ha de plans d'eau
  • Chiffre d'affaire de 30.000.000 FCFA par an

 

À l'origine du projet

Le projet est porté par l'entreprise BIOBRICKS disposant de trois structures:

  • Defalma services pour la confection des emballages, Darou Saint-louis;
  • Sarr et freres pour l'acheminement des produits pour le segment, yoff dakar, villa 251
  • Menuiserie métallique "chez bamba", Ndiollofene Saint-louis.

Aider ce projet

L’initiative « Objectif 2030 » vise à créer des communautés de solutions autour de projets concrets en matière de développement durable. Elle fournit notamment une plateforme participative de financement et d’appui technique.

Vous pouvez contribuer au projet en utilisant le formulaire suivant. Il s’agit d’une promesse de don qui vous engage à verser le montant prévu pour mener à bien ce projet à l’issu de la campagne de financement.


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(en euros)

Contribuer autrement

Il vous est également possible de contribuer à ce projet en participant à sa communauté virtuelle. Bénévolat, partage d’informations ou de bonnes pratiques, retour sur expérience … sont tant de possibilités qui s’ouvrent à vous grâce au forum d’échange associé à ce projet.


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Vos contributions

Aliou Ba , le 8 janvier 2018 22:58

Suis en Formation en Master Professionnelle Éthique Gouvernance et RSE dans laquelle j'ai reçu d'importantes Connaissances en Développement Durable et je ne souhaite que les mettre au service de mon Pays.

Informations

Pays : Sénégal
0€ engagés sur 4000€
Commencé le 01/04/2017
100 bénéficiaires

À propos de cet objectif

Objectif n°7 : Énergie

Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable. Au cœur de beaucoup de défis majeurs, l’énergie offre également de prometteuses perspectives. Elle est une opportunité de transformer aussi bien nos sociétés que nos économies et notre planète.

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